LA CAMPAGNE A VELO (3) – Maillot blanc, source de convoitises

Publié le 14 octobre 2011

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La même course, tous les 5 ans. 

200 jours (km) de l’arrivée. Des chutes, des abandons de favoris. Des outsiders qui peuvent surprendre. Des alliances qui auront de l’importance. Des petites équipes qui mettent des hommes à l’avant pour essayer de se faire connaître. Une arrivée en côte, avec un premier sommet à 14 km de l’arrivée. Seuls les deux leaders en haut du col se disputeront la victoire finale. D’ici là, ça frotte dans le peloton, les mauvais coups pleuvent et font couler une encre que la Serviette se propose d’éponger…

Maillot blanc, source de convoitises

Nous avons vu, quelques kilomètres plus tôt, que le maillot à pois avait déjà trouvé preneur.

Une autre tunique distinctive sera distribuée à l’issue de la campagne à vélo, le maillot blanc, le seul officiellement reconnu par l’équipe située à l’extrême droite de la chaussée, et dirigée depuis peu par une blonde au sourire machiavélique dont les ridules ont du mal à cacher le venin qui sommeille en ses gènes fascisants. Une fausseté identique à celle d’un modeste échappé espagnol ou italien qui suce les roues dans une étape du Tour de France, simulant la fatigue, et qui place une banderille destructrice à 3 km de l’arrivée.

Mais cette équipe au maillot bleu marine, dont le terrain bitumeux de prédilection a été rogné par le champion sortant pour sa victoire dans la précédente édition de la campagne à vélo, n’a toujours pas compris que ce maillot si pur était réservé aux jeunes de moins de vingt-cinq ans. Et si le paternel a passé le relais peu avant le printemps, l’héritière de la flamme tricolore en compte dix-huit de trop. Se réclamant de la pucelle d’Orléans, peut-être filoutera-t-elle pour passer à travers les rayons et se métamorphoser en gamine de 19 ans, fraichement carbonisée.

Quoique l’idée d’être noircie ne doit pas la réjouir, de même que la nouveauté du Tour de France 2011 : la présence d’un coureur noir. Son nom de famille résume le sentiment quand l’on constate l’absence de favoris de couleur dans les prétendants à la victoire de la campagne à vélo : Gêne.

Qui d’autre pour le maillot blanc de meilleur jeune que celui qui se proclame "candidat des jeunes" ? Un Lyonnais méconnu subtilement né un 11 septembre, de l’an 1989 et pour qui la politique a toujours été une double évidence. Mais pour espérer revêtir le maillot blanc, il lui faudra éviter la voiture balai, qui ramassera le 19 mars prochain, à 48 km de l’arrivée, tous ceux qui n’auront pas présenté les 500 signatures.

Gaetn Gorn - Jante damoiseau corrézien. Porte-Serviette à Doha (pour la suppression du dossard 109 car il favorise les transfusions homologues)


A lire ou relire :

L’épisode 1 : « Un premier maillot distinctif attribué »

L’épisode 2 : «L’équipier modèle»


Annexe - Charte inutile de bonne conduite

1. La campagne à vélo est une fiction, ne serait-ce que par respect pour le vélo de certains candidats.

2. Toute ressemblance avec des personnes existantes est purement volontaire.

3. Par peur de représailles – la Serviette a un compte en Suisse – ces personnes ne seront jamais nommées sauf dans les points 4 et 5 de la charte.

4. Le mot « monocle » est proscrit dans tous les écrits de la campagne à vélo, en hommage à feu Jean-Marie le Pen.

5. Apparemment, Jean-Marie le Pen serait encore vivant. En blonde.


Photos : flickr/Petit Brun (licence Creative Commons)


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