LA CAMPAGNE À VÉLO (16) – Cols relevés à l’horizon

Posted on 14 janvier 2012

0


La même course, tous les 5 ans. Des chutes, des abandons de favoris. Des outsiders qui peuvent surprendre. Des alliances qui auront de l’importance. Des petites équipes qui mettent des hommes à l’avant pour essayer de se faire connaître. Une arrivée en côte, avec un premier sommet à 14 km de l’arrivée. Seuls les deux leaders en haut du col se disputeront la victoire finale. D’ici là, ça frotte dans le peloton, les mauvais coups pleuvent et font couler une encre que la Serviette se propose d’éponger…

Cols relevés à l’horizon

Le champion sortant, sur son principal concurrent :

« Il est comme le coureur du Tour de France qui prend tout le vent dans la plaine. Il n’a plus de force dans les Alpes, il en aura encore moins quand arrivera le contre-la-montre décisif « 

C’eut été facile de broder 1.500 signes en reprenant la citation d’un article du Nouvel Obs, lui aussi comme Libération, malhonnête pasticheur de la Campagne à vélo.

C’eut été attendu que de narrer les malheurs infinis de la concurrente bleu marine à la chasse aux signatures, paraphes inaccessibles, ardentes désirs d’une candidate jamais autant aimée par les Français.

C’eut été drôle de se moquer d’une porte-parole du champion sortant, qui ne connaît certes pas ses dossiers, mais qui fait tout pour se montrer à Domrémy, fief de Jeanne d’Arc alors que son nom de jeune fille est Pucelle.

Non.

Il n’a rien à voir avec le vélo. Il n’a rien a voir avec la politique. Il n’a donc rien à voir avec cette chronique. Mais c’est de lui dont on va parler. Hier, Eric Cantona souhaitait – idée aussi utopique qu’un cyclisme propre – que tous les Français retirent leur argent des banques pour que le système s’écroule.

Aujourd’hui, The King se présente à la présidentielle, une fausse candidature pour faire parler du mal logement. Pas de chance, Standard and Poor’s dégrade la note de la France. Cantona devient Canton et, oublié, passe pour un vulgaire pékin.

Comme quoi, Cantona a quelque chose à voir avec la politique.

De Cantona, on préfère, à la Serviette, retenir la passe lumineuse pour un but de Dennis Irwin, mythiquement repris dans le « Looking for Eric » de Ken Loach, ou encore ça. Année 1996. En face, Sunderland.

Sunderland, prénom Scott, ancien coureur cycliste australien. Comme quoi, Cantona à quelque chose à voir avec le vélo. Scott Sunderland, aujourd’hui, c’est l’un des directeurs sportifs de l’équipe Sky.

Le lob de Canto, ce but, c’est un cadeau du ciel. Un ciel plein de mouettes.


Gaetn Gorn - Jante damoiseau corrézien. Porte-Serviette à Doha (pour la suppression du dossard 109 car il favorise les transfusions homologues)


A lire ou relire :

L’épisode 1 : « Un premier maillot distinctif attribué »

L’épisode 2 : «L’équipier modèle »

L’épisode 3 : «Maillot blanc, source de convoitise »

L’épisode 4 : «L’équipe rose a son leader ! »

L’épisode 5 : «Le champion sortant change de braquet »

L’épisode 6 : «Les compagnes à vélo et autres nouvelles hebdomadaires»

L’épisode 7 :  « Feu le maillot vert »

L’épisode 8 : « L’heure des alliances »

L’épisode 9 : « Tic et Tac sont patraques »

L’épisode 10 : « Le Père Noël est une bordure »

L’épisode 11 : « In Vino Veritas »

L’épisode 12 : «Coup de fringale »

L’épisode 13 : «Ça sent le sapin »

L’épisode 14 : «Voeux clairs »

L’épisode 15 : «L’Homme à la Rolex, roi du contre-la-montre ? »

Annexe - Charte inutile de bonne conduite

1. La campagne à vélo est une fiction, ne serait-ce que par respect pour le vélo de certains candidats.

2. Toute ressemblance avec des personnes existantes est purement volontaire.

3. Par peur de représailles – la Serviette a un compte en Suisse – ces personnes ne seront jamais nommées sauf dans les points 4 et 5 de la charte.

4. Le mot « monocle » est proscrit dans tous les écrits de la campagne à vélo, en hommage à feu Jean-Marie le Pen.

5. Apparemment, Jean-Marie le Pen serait encore vivant. En blonde.


Photos : flickr/tEdits (licence Creative Commons)