JO PARIS 2012 – Cérémonie d’ouverture : Luc Besson à la baguette (1)

Posted on 27 juillet 2012

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[FICTION] Le monde a les yeux rivés sur Paris. Quatre-vingt huit ans après les derniers Jeux d’été organisés en France, le monde de l’olympisme fait son retour sur les bords de Seine. Pour ne rien manquer, du 27 juillet au 12 août, La Serviette vous fait vivre en direct l’intégralité de ces Jeux olympiques de Paris 2012.

Vendredi 27 juillet – "Paris, ô ville de lumière"

Gigantisme et audace, voilà résumé en quelques mots le dédale d’effets visuels qui a composé la cérémonie d’ouverture des XXXe Jeux olympiques, vendredi, au Stade de France (Seine-Saint-Denis).

58 minutes de spectacle, 58 minutes de féerie où pas moins de douze tableaux retraçant l’histoire de l’olympisme et de la France se sont construits sous les yeux des 82.000 spectateurs présents dans l’enceinte.

Cette cérémonie fut celle de tous les superlatifs, tant par la densité de sa scénographie que par les nombreuses innovations présentées, tels ces "hommes volants" habillés de costumes de lumière dessinés par le célèbre couturier Christian Lacroix.

A la baguette de ce décorum, Luc Besson. De l’avis de tous, le réalisateur du "Grand Bleu" est parvenu à faire taire bon nombre de critiques grâce à une mise en scène millimétrée, rythmée, soulignant tout autant le rôle de la France dans le développement du sport moderne, que la richesse de sa culture et l’élégance de son art de vivre.

On notera ainsi le tableau réalisé en hommage à Pierre de Coubertin, père des Jeux olympiques modernes. Ou encore, en guise de note finale, le mot "Fraternité" dessiné en lettres de feu sur la pelouse, sur la mélodie voluptueuse et entêtante de "1896", titre officiel de ces Jeux, composé par le duo versaillais "Air".

La satisfaction de Bertrand Delanoë

Cette cérémonie est un indiscutable succès pour le comité d’organisation de Paris 2012, régulièrement décrié pour le coût exorbitant des festivités.

Le président de la République Bertrand Delanoë avait peine à dissimuler sa satisfaction. Maire de Paris au moment de la désignation de Paris comme ville hôte, en 2005, il a tenu à bout de bras ce projet malgré les critiques incessantes de l’opposition. A ses côtés, le Premier ministre Nicolas Sarkozy s’est fait beaucoup plus discret.

Main dans la main au moment de la proclamation officielle de l’ouverture de ces Jeux, malgré leurs dissensions, les deux têtes de l’exécutif ont veillé à afficher une image de rassemblement, un an presque jour pour jour après les évènements de l’été 2011 et la crise institutionnelle qui avait suivi.

Le maire de Paris Anne Hidalgo et le président du Comité d’organisation David Douillet étaient également aux premières loges, tout comme un parterre de chefs d’Etat et de gouvernement composé de Boris Johnson, le Premier ministre britannique, Barack Obama et Angela Merkel.

Les larmes d’Alain Mimoun

Berceau des jeux antiques, c’est la Grèce qui a ouvert le défilée des athlètes. La délégation française l’a elle refermé derrière le drapeau tricolore brandi par Tony Parker.

Enfin, c’est à Alain Mimoun, 91 ans, champion olympique du marathon en 1956, qu’est revenu l’immense privilège d’allumer la flamme olympique, acclamé par la foule reconnaissante.

Ses larmes, au cœur de la nuit parisienne, resteront sans doute comme la première image forte de ces Jeux. Des larmes de joie et d’émotion dans un ciel déjà rempli d’étoiles.

De notre envoyé spécial à Saint-Denis

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