CYCLISME – Radio tour, le top 7 de la Grande boucle (playlist)

Posted on 15 juillet 2011

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Photo prise à 's-Heer Hendrikskinderen, Zélande, Pays-Bas, Tour de France 2010

« Tut-tut, clap-clap, clic-clic, chute à l’arrière ». La Grande boucle, c’est plus que la vision de maillots bariolés sillonnant les champs ou grimpant des cols. C’est aussi des sons. Voire de la musique. La Serviette vous offre sa bande originale du Tour de France.


1 – Kraftwerk – Tour de France

Évidemment, Kraftwerk. Le groupe allemand, pionnier de l’électro, compose en 1983 un single nommé Tour de France. Texte minimaliste et synthétiseurs figurent la respiration des coureurs ou le cliquetis des dérailleurs.


Comme d’habitude, le quatuor de Düsseldorf s’illustre par un clip expérimental où les visages restent figés. Vingt ans plus tard, Kraftwerk célèbre le centenaire de l’épreuve en consacrant un album entier au Tour de France. Comme d’habitude avec eux, c’est un bon indicateur de la qualité d’une chaîne hi-fi. Mais Prologue, Etape 1, Elektro Kardiogramm ou Chrono vous transportent surtout dans l’univers glacial de la performance sportive à base d’accords obsédants et de voix répétitives. Très cool.

2 – Les Wampas – Rimini

Sur les bords de l’Adriatique, Didier Wampas et ses acolytes. Les punks tricolores nous emmènent à Rimini. C’est dans un hôtel de cette station balnéaire cheap que Marco Pantani a été retrouvé mort, un jour de Saint-Valentin. « Je suis resté seul« , avait-il griffonné sur une feuille de papier.

Le Pirate a remporté le Tour d’Italie et le Tour de France en 1998. A ce jour, son record de l’ascension des 21 virages de l’Alpe-d’Huez reste invaincu.


3 – Pete Shelley – Give it to me VS. Frère Jacques

Dans les années 1980, la Grande-Bretagne thatcherienne découvre le Tour de France à la télé, le sampler et le synthé (MARRS, Art of Noise, Depeche Mode, Ultravox, etc.). Channel 4 conçoit un générique design, gravé dans la mémoire des amateurs de cyclisme britanniques.

Un curieux résultat. Longtemps leader du groupe punk Buzzcoks, Pete Shelley remixe sa chanson Give it to me, déjà retravaillée par son groupe, ZIP. Et la mélange avec Frère Jacques, une célèbre comptine française publiée pour la première fois au début du XIXe siècle. Histoire d’ajouter une touche française ? Peu importe, l’époque annonce le renouveau du vélo britannique. Les silhouettes contre-la-montresques de Graeme Obree et de Chris Boardman se profilent déjà à l’horizon.


4 – Aboujaparov – Beer Scooter

Un maillot vert qui zigzague à 60 à l’heure. Ce ne peut être que Djamolidine Abdoujaparov  (ou Джамолидин Абдужапаров). Un sprinter Soviétique puis Ouzbèke au regard sombre, célèbre pour avoir remporté trois fois le classement par points du Tour de France (1991-1993-1994) et un total de neuf étapes. Grâce à un style tout en bousculade. Un groupe punk londonien lui a rendu hommage en empruntant son nom.

Le titre s’appelle Beer scooter. En anglais, le véhicule imaginaire qui vous ramène chez vous quand vous êtes bourré et dont vous ne vous souvenez pas le lendemain. Probablement une allusion aux trajectoires chaloupées de L’Express de Tachkent. 


5 – Yvette Horner – Mon Tour de France

Longtemps, l’accordéoniste à la chevelure écarlate fût la muse du Tour de France. Dans les années 1950, Yvette Horner donnait des récitals de piano à bretelles, juchée sur le toit d’une Traction avant, pour faire de la réclame pour la Suze.

En 1948, elle remportait la Coupe du monde d’accordéon.


6 – Patrick Chêne – Laurent Jalabert, bravo et merci

Dans la torpeur d’un 14 juillet, la voix éraillée de Patrick Chêne…

Bravo et merci Jaja. Le causse de Mende est rentré dans l’histoire grâce à toi.


7 – France – Sur les routes de France

Le Tour, c’est une formidable occasion de célébrer notre glorieux pays et ses paysages vantés par Jean-Paul Ollivier. Mais aussi ses routes, sillonnées par les coureurs. Le groupe France, patriote et fortement influencé par les synthétiseurs Roland, livre un vibrant hommage à nos RN, RD et autres chemins vicinaux. Ainsi qu’à tous ceux qui y ont laissé leur vie.




Aux platines, Andy David


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Posted in: SportKultur