LA CAMPAGNE A VELO (4) – L’équipe rose a son leader !

Posted on 21 octobre 2011

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La même course, tous les 5 ans. 

200 jours (km) de l’arrivée. Des chutes, des abandons de favoris. Des outsiders qui peuvent surprendre. Des alliances qui auront de l’importance. Des petites équipes qui mettent des hommes à l’avant pour essayer de se faire connaître. Une arrivée en côte, avec un premier sommet à 14 km de l’arrivée. Seuls les deux leaders en haut du col se disputeront la victoire finale. D’ici là, ça frotte dans le peloton, les mauvais coups pleuvent et font couler une encre que la Serviette se propose d’éponger…

L’équipe rose a son leader !

L’équipe rose, c’est ni la défunte Telekom, ni la Lampre. Orpheline depuis plusieurs mois de son champion, elle voit plusieurs leaders tenter de s’affirmer, et finalement, ils chutent tous sauf un. Si l’on ajoute les débats avec tous les candidats, ça me fait penser à une causerie dans le bus des poulains de Bruyneel. L’équipe rose, c’est Radioshack sur le Tour 2011. Enfin ça, ça marche jusqu’au premier vote.

Il ne reste que deux leaders. Bonnet rose et rose bonnet. On se respecte, on se parle, on se ressemble, on ne regarde même plus ce que fait l’adversaire, on dirait les frères Schleck pendant une ascension. Enfin ça, ça marche jusqu’au dernier débat.

Dans la même équipe, l’outsider attaque par surprise, le favori tempère, attend que l’autre se livre de trop. On revoit Hinault attaquer Lemond dans le Tour 86, lui prendre 5 minutes avant de les perdre le lendemain. Et la réconciliation des candidats dimanche était presque aussi naturelle que celle des deux coureurs en haut de l’Alpe d’Huez. Cette fois, Bernard Tapie, pourtant ministre rose en son temps, n’y est pour rien.

Bref, l’équipe rose a enfin trouvé son champion.

Pour passer du rôle d’équipier à celui de leader, il a, à l’instar d’un Bradley Wiggins, perdu 15 kilos en 6 mois pour peser sur l’avenir. Aussi serait-il légitime que le visionnaire qui a anticipé la chute de la graisse remporte la campagne à vélo.

Gaetn Gorn – Jante damoiseau corrézien. Porte-Serviette à Doha (pour la suppression du dossard 109 car il favorise les transfusions homologues)


A lire ou relire :

L’épisode 1 : « Un premier maillot distinctif attribué »

L’épisode 2 : «L’équipier modèle »

L’épisode 3 : «Maillot blanc, source de convoitise »


Annexe – Charte inutile de bonne conduite

1. La campagne à vélo est une fiction, ne serait-ce que par respect pour le vélo de certains candidats.

2. Toute ressemblance avec des personnes existantes est purement volontaire.

3. Par peur de représailles – la Serviette a un compte en Suisse – ces personnes ne seront jamais nommées sauf dans les points 4 et 5 de la charte.

4. Le mot « monocle » est proscrit dans tous les écrits de la campagne à vélo, en hommage à feu Jean-Marie le Pen.

5. Apparemment, Jean-Marie le Pen serait encore vivant. En blonde.


Photos : flickr/Ride On! (licence Creative Commons)

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