LA CAMPAGNE A VELO (5) – Le champion change de braquet

Posted on 28 octobre 2011

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La même course, tous les 5 ans. 

Des chutes, des abandons de favoris. Des outsiders qui peuvent surprendre. Des alliances qui auront de l’importance. Des petites équipes qui mettent des hommes à l’avant pour essayer de se faire connaître. Une arrivée en côte, avec un premier sommet à 14 km de l’arrivée. Seuls les deux leaders en haut du col se disputeront la victoire finale. D’ici là, ça frotte dans le peloton, les mauvais coups pleuvent et font couler une encre que la Serviette se propose d’éponger…

Le champion sortant change de braquet

Plusieurs caméras, plusieurs chaînes de télévision, deux journalistes (enfin surtout un), la campagne à vélo, c’est un peu comme le Tour de France. Sauf que tout se passait, hier, au domicile du champion sortant.

A l’instar d’un Rasmussen en 2007, introuvable plusieurs mois avant la compétition, il revient au premier plan et veut s’affirmer comme LE candidat à la victoire finale.

Finie la période de discrétion, le champion veut dévorer les médias, ouvre sa bouche et sort le 11 dents alors que sa progéniture, son aimant à votes fraichement pondu par sa poule anorexique, son Bébé 2012, n’en a pas encore une seule.

Selon lui, les responsables de la crise actuelle en France sont à chercher parmi les anciens vainqueurs, quitte à remonter 30 ans en arrière. Si Pantani gagne dopé en 2000 en haut du Ventoux, c’est parce que Tom Simpson s’était lui aussi chargé dans la même ascension en 1967. Aussi un 13 juillet. Aussi à l’âge de 30 ans. Mais Pantani mourra seulement 4 ans plus tard.

La crise en France, le champion sortant assure n’en être aucunement responsable. D’autres auraient dit à l’insu de mon plein gré. Et on en aurait ri. Mais là, c’est grave.

La crise est européenne, voire mondiale.

La preuve : « Sans accord, le monde entier sombrait dans la catastrophe ». Citation volée aux défenseurs de l’oreillette après une discussion fructueuse entre l’association de défense des coureurs et l’Union cycliste internationale (UCI).

Des oreillettes finalement autorisées lors du premier Tour de Pékin au début du mois, malgré les menaces de boycott, la puissance financière de ce nouveau rendez-vous ayant eu raison de la politique -pour une fois courageuse- de l’UCI. Comme quoi, l’argent chinois ne sert pas seulement de rustine à la crise de la dette.

Gaetn Gorn – Jante damoiseau corrézien. Porte-Serviette à Doha (pour la suppression du dossard 109 car il favorise les transfusions homologues)


A lire ou relire :

L’épisode 1 : « Un premier maillot distinctif attribué »

L’épisode 2 : «L’équipier modèle »

L’épisode 3 : «Maillot blanc, source de convoitise »

L’épisode 4 : «L’équipe rose a son leader ! »

Annexe – Charte inutile de bonne conduite

1. La campagne à vélo est une fiction, ne serait-ce que par respect pour le vélo de certains candidats.

2. Toute ressemblance avec des personnes existantes est purement volontaire.

3. Par peur de représailles – la Serviette a un compte en Suisse – ces personnes ne seront jamais nommées sauf dans les points 4 et 5 de la charte.

4. Le mot « monocle » est proscrit dans tous les écrits de la campagne à vélo, en hommage à feu Jean-Marie le Pen.

5. Apparemment, Jean-Marie le Pen serait encore vivant. En blonde.


Photos : flickr/Snackfight (licence Creative Commons)

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