LA CAMPAGNE A VELO (9) – Tic et Tac sont patraques

Posted on 25 novembre 2011

0


La même course, tous les 5 ans. 

Des chutes, des abandons de favoris. Des outsiders qui peuvent surprendre. Des alliances qui auront de l’importance. Des petites équipes qui mettent des hommes à l’avant pour essayer de se faire connaître. Une arrivée en côte, avec un premier sommet à 14 km de l’arrivée. Seuls les deux leaders en haut du col se disputeront la victoire finale. D’ici là, ça frotte dans le peloton, les mauvais coups pleuvent et font couler une encre que la Serviette se propose d’éponger…

Tic et Tac sont patraques

Ses équipiers lâchent prises un par un, elle ne cesse de reculer, la femmelette norvégienne se retrouve aussi esseulée que Contador dans le dernier Tour de France.

Si elle fait presque le poids de son compatriote Thor Hushovd, elle n’a pas assez de cuisses et de nerfs pour revenir et pouvoir espérer emporter seule une victoire de prestige, au contraire du champion du monde, brillant lauréat lors de l’arrivée à Lourdes cet été, une ville que Madame la juge devrait s’empresser de visiter.

On n’est plus à un miracle près. C’est ce que doit se dire celui qui, depuis le début de la campagne à vélo, est resté dans la sienne, invisible, inaudible. Troisième de la dernière édition, avec près d’un cinquième des votes du public au premier tour, il n’a pas su mettre à profit ce coup d’éclat pour peser dans la vie politique. Aussi, son déficit de popularité suit-il depuis 2007 la courbe de celui de l’Etat grec. Avec son équipe orange, son bastion des Pyrénées, on croit voir Iban Mayo fantomatique dans le Tour 2004.

Malgré cela, encore plus seul que sa concurrente verte, il s’apprête à remettre ça. Revenir encore une fois. Avec sa mamie et son bus au colza. Il va falloir beaucoup d’huile pour que l’on prenne Mayo.

Bref, si Tic le vert est en pleine déprime, Tac l’orange est atteint de démence s’il pense pouvoir l’emporter. Si l’on ajoute ceux qui s’inquiètent pour l’obtention des 500 signatures, dans les équipes rouge vif et bleu marine notamment, l’ambiance est aussi gaie dans le peloton des candidats que dans celui du Giro un lendemain de descente des carabiniers.

Gaetn Gorn – Jante damoiseau corrézien. Porte-Serviette à Doha (pour la suppression du dossard 109 car il favorise les transfusions homologues)


A lire ou relire :

L’épisode 1 : « Un premier maillot distinctif attribué »

L’épisode 2 : «L’équipier modèle »

L’épisode 3 : «Maillot blanc, source de convoitise »

L’épisode 4 : «L’équipe rose a son leader ! »

L’épisode 5 : «Le champion sortant change de braquet »

L’épisode 6 : «Les compagnes à vélo et autres nouvelles hebdomadaires»

L’épisode 7 :  « Feu le maillot vert »

L’épisode 8 : « L’heure des alliances »


Annexe – Charte inutile de bonne conduite

1. La campagne à vélo est une fiction, ne serait-ce que par respect pour le vélo de certains candidats.

2. Toute ressemblance avec des personnes existantes est purement volontaire.

3. Par peur de représailles – la Serviette a un compte en Suisse – ces personnes ne seront jamais nommées sauf dans les points 4 et 5 de la charte.

4. Le mot « monocle » est proscrit dans tous les écrits de la campagne à vélo, en hommage à feu Jean-Marie le Pen.

5. Apparemment, Jean-Marie le Pen serait encore vivant. En blonde.


Photos : flickr/kdt (licence Creative Commons)

Publicités