LA CAMPAGNE A VELO (13) – Ça sent le sapin

Posted on 24 décembre 2011

0


La même course, tous les 5 ans. Des chutes, des abandons de favoris. Des outsiders qui peuvent surprendre. Des alliances qui auront de l’importance. Des petites équipes qui mettent des hommes à l’avant pour essayer de se faire connaître. Une arrivée en côte, avec un premier sommet à 14 km de l’arrivée. Seuls les deux leaders en haut du col se disputeront la victoire finale. D’ici là, ça frotte dans le peloton, les mauvais coups pleuvent et font couler une encre que la Serviette se propose d’éponger…

Ça sent le sapin

Ca y est, c’est Noël. Les cadeaux, tout ça.

Je vous offre une charade :

Mon premier est le sentiment d’un quelconque citoyen à l’idée que le politique veut écrire l’histoire.

Mon deuxième est ce que cherche à obtenir dans les sondages le champion sortant à l’origine de l’initiative pathétique évoquée dans mon premier.

Mon troisième est un adjectif qui décrirait ce choix en le personnifiant.

Gène-hausse-hideux

Chacun écrit sa lettre au Père Noël et le champion sortant a choisi du papier d’Arménie pour rédiger une loi aux fins électoralistes et aux remugles xénophobes.

Pourquoi ne pas légiférer sur le vélo aussi ? Tiens, demain, on vote le retour aux équipes nationales, comme dans le Tour de 1930 à 1961, puis 1967 et 1968 !

C’est comme ça. Pour Euskaltel et Katusha, ça ne changera pas grand chose, mais j’attends de voir la composition de l’équipe luxembourgeoise… Johny Schleck, le père, pourrait reprendre du service. A moins que comme lors du Tour 67 où il finit 20ème, les Luxembourgeois ne fusionnent avec la Suisse. Quoique le champion sortant, voulant éviter l’union de ces deux puissances, transformerait la Campagne à vélo en campagne à véto.

Sérieusement, se fâcher avec la Turquie, c’est mauvais pour le vélo. Désormais, le Tour de France partira de France –exception faite pour la Corse en 2013 – et restera en France. Dommage, des années que les voitures publicitaires rêvent d’une étape Ankara-Van.

Mouais. 1 262 km.

Le seul atout de ce texte est peut-être de nous faire parler de Jaan Kirsipuu. Maillot jaune six jours sur le tour 1999, l’Estonien pédale toujours à 42 ans dans une équipe arménienne, et a même remporté cette année une étape du Tour de Corée.

Allez, cadeau, Kirsipuu, passé par Casino, AG2R ou le Crédit Agricole, c’était aussi le vainqueur de la première étape du Tour 2004.

Gaetn Gorn – Jante damoiseau corrézien. Porte-Serviette à Doha (pour la suppression du dossard 109 car il favorise les transfusions homologues)


A lire ou relire :

L’épisode 1 : « Un premier maillot distinctif attribué »

L’épisode 2 : «L’équipier modèle »

L’épisode 3 : «Maillot blanc, source de convoitise »

L’épisode 4 : «L’équipe rose a son leader ! »

L’épisode 5 : «Le champion sortant change de braquet »

L’épisode 6 : «Les compagnes à vélo et autres nouvelles hebdomadaires»

L’épisode 7 :  « Feu le maillot vert »

L’épisode 8 : « L’heure des alliances »

L’épisode 9 : « Tic et Tac sont patraques »

L’épisode 10 : « Le Père Noël est une bordure »

L’épisode 11 : « In Vino Veritas »

L’épisode 12 : «Coup de fringale »

Annexe – Charte inutile de bonne conduite

1. La campagne à vélo est une fiction, ne serait-ce que par respect pour le vélo de certains candidats.

2. Toute ressemblance avec des personnes existantes est purement volontaire.

3. Par peur de représailles – la Serviette a un compte en Suisse – ces personnes ne seront jamais nommées sauf dans les points 4 et 5 de la charte.

4. Le mot « monocle » est proscrit dans tous les écrits de la campagne à vélo, en hommage à feu Jean-Marie le Pen.

5. Apparemment, Jean-Marie le Pen serait encore vivant. En blonde.


Photos : flickr/Flowizm (licence Creative Commons)

Publicités